C’est un séisme de suspicion qui secoue la majorité parlementaire. Alors que le leader du parti, Ousmane Sonko, vient de s’installer au Perchoir de l’Assemblée nationale, le groupe parlementaire de PASTEF fait face à une crise de confiance interne sans précédent. Dans une sortie fracassante, le député de la majorité Mayabé Mbaye a révélé l’existence de fuites d’informations et l’identification formelle de 11 parlementaires qualifiés de « taupes ».
📉 De 130 à 119 députés fiables : La majorité se rétrécit sur le plan de la confiance
Les calculs politiques au sein de l’Hémicycle prennent une tournure purement sécuritaire. Selon les déclarations sans détours de Mayabé Mbaye, le cordon sanitaire est désormais activé autour de plusieurs élus :
- Le constat chiffré : « De 130 députés, Pastef compte désormais 119 parlementaires : les 11 taupes du groupe ont été identifiées », a martelé le parlementaire.
- Le comportement ciblé : La rupture affective et stratégique est consommée avec ces éléments de la majorité. « Ils ne s’impliquent pas dans la dynamique de notre groupe. Ils sont avec nous, mais ne sont pas avec nous », enfonce le député Mbaye.
📰 Des fuites dans la presse qui justifient la réserve d’Ousmane Sonko
Cette chasse aux infiltrés fait suite à la divulgation immédiate de secrets de polichinelle et de débats stratégiques dans les médias, juste après la tenue de réunions à huis clos du parti au pouvoir.
« Beaucoup ne comprenaient pas cette prudence. Mais lorsque certaines discussions internes ont été divulguées dans la presse peu après notre réunion, chacun a compris les raisons de la réserve d’Ousmane Sonko », explique Mayabé Mbaye.
Le député tient toutefois à rassurer les militants sur la sécurité de l’appareil d’État : ces fuites n’altèrent en rien des informations hautement sensibles ou secret-défense, puisque les débats de groupe se concentrent uniquement sur l’agenda législatif et l’organisation interne de l’Hémicycle.
👁️ « Nous restons attentifs » : Une cohabitation sous haute surveillance
Sur le plan strictement légal, PASTEF ne peut pas exclure ces 11 députés qui ont été portés à l’Assemblée nationale par le suffrage universel lors des dernières législatives. Ils conservent leur écharpe et leur droit de vote.
« Ils sont là de droit et nous n’avons aucun problème particulier avec eux », tempère Mayabé Mbaye, avant de conclure par un avertissement à peine voilé : « Cependant, nous les avons identifiés et nous restons attentifs à leurs agissements ». La direction du groupe parlementaire est désormais passée en mode « vigilance maximale » pour la suite de la session législative 2026.
