Derrière les strass, les projecteurs et l’effervescence des grandes scènes, l’homme se livre. Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, la star de la musique sénégalaise, Wally Ballago Seck, a brisé l’armure pour évoquer le coût personnel de sa notoriété. Entre regrets de père et protection de son foyer, le « Faramarène » avoue que l’équilibre familial est un défi permanent.
Le poids de l’absence : « J’aurais aimé passer plus de temps avec ma famille »
Pour Wally Seck, la célébrité est une dévoreuse de temps. Malgré son statut de superstar, l’artiste n’échappe pas aux aspirations simples d’un chef de famille. Il déplore ainsi le temps que sa carrière lui « dérobe », l’empêchant de savourer pleinement son rôle de père et d’époux.
« Parfois, avec un peu de recul, je me demande si cela en vaut vraiment la peine. En toute sincérité, la recherche de l’équilibre n’est pas chose aisée », confie-t-il avec une franchise rare.
L’exposition de Sokhna Aïdara et de ses enfants
Le point le plus sensible pour l’interprète de « Regret » reste l’exposition involontaire de ses proches aux critiques et aux remous des réseaux sociaux. Wally Seck exprime une peine profonde face aux « acharnements médiatiques » que subissent son épouse, Sokhna Aïdara, et ses enfants. Une pression collatérale qu’il juge difficile à porter pour ceux qui n’ont pas choisi la lumière.
Un choix assumé : « Je ne suis pas une victime »
Malgré ces moments de doute et la lourdeur du regard public, le fils de feu Thione Ballago Seck refuse de s’apitoyer sur son sort. Lucide, il rappelle que sa trajectoire est le fruit d’une volonté personnelle.
« C’est moi qui ai choisi librement d’être artiste. Je dois alors assumer mon choix », martèle-t-il, mettant fin à toute interprétation victimiste de ses propos.
À travers ces déclarations, Wally Seck rappelle que sous le costume de l’idole se cache un homme en quête de normalité, naviguant entre les exigences de son art et la préservation de son jardin secret.
