Un budget jugé insuffisant pour la Fonction publique
Le député Cheikh Tidiane Youm a vivement critiqué, à l’Assemblée nationale, la faiblesse des ressources allouées au ministère de la Fonction publique. Selon lui, il est « inadmissible que certaines agences disposent d’un budget plus confortable que ce ministère stratégique », alors même que l’Administration fait face à des défis majeurs en matière de gouvernance et de performance.
Pour le parlementaire, un renforcement des moyens est indispensable afin de moderniser l’appareil administratif et de préserver l’attractivité du Sénégal auprès des investisseurs.
Des relations à revoir avec certains nouveaux partenaires économiques
S’il encourage l’ouverture du pays à toutes les nationalités, Cheikh Tidiane Youm estime cependant que les relations avec certains nouveaux acteurs économiques doivent être réévaluées. Il pointe du doigt de graves dérives observées sur les chantiers et dans plusieurs entreprises.
“Des Sénégalais traités comme des esclaves”
Le député a fustigé les conditions de travail imposées à de nombreux citoyens employés par certaines entreprises étrangères, notamment chinoises et turques.
« En 2025, il est inacceptable que, sur notre propre territoire, des concitoyens soient traités comme des esclaves. »
Selon lui, près de 90 % des travailleurs concernés évoluent sans contrat, dans une totale irrégularité :
« L’État ne doit pas fermer les yeux. »
Un système de licenciement trop permissif
Cheikh Tidiane Youm s’est également indigné de la facilité avec laquelle des employés peuvent être congédiés au Sénégal.
« Il est triste de constater qu’au Sénégal, licencier un employé est plus facile que boire de l’eau », a-t-il déploré.
Il a aussi mis en cause certains inspecteurs du travail, qualifiés de « corps parmi les plus corruptogènes », appelant à une meilleure supervision et à une fermeté exemplaire.
Un appel à protéger la dignité des travailleurs
En conclusion, le député a exhorté le gouvernement à renforcer les contrôles, à exiger le respect strict de la législation nationale et à garantir la dignité de chaque travailleur opérant sur le territoire sénégalais.
