Le monde de la culture ivoirienne et africaine est sous le choc. Le rappeur de renom Abomé Léléfant, de son vrai nom Anassin Boris Médard, est décédé ce lundi 18 mai 2026 au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Treichville à Abidjan. L’artiste a succombé brutalement à un malaise cardiaque à l’âge de 33 ans.
Une disparition soudaine qui crée l’onde de choc
L’annonce de son décès a plongé ses collaborateurs et ses milliers de fans dans une immense tristesse. Si le public savait que l’artiste luttait contre des problèmes de santé chroniques, rien ne présageait une fin aussi subite :
- La cause : Selon ses proches et son entourage professionnel, c’est un arrêt cardiaque fulminant qui a emporté le rappeur.
- L’incompréhension : « On savait qu’il avait des soucis aux yeux. Nous sommes choqués pour son décès, surtout pour le malaise cardiaque », a confié l’un de ses proches collaborateurs au site ivoirien Linfodrome.
- Son combat secret : Abomé Léléfant souffrait en effet depuis son enfance de la limbo-conjonctivite endémique des tropiques (LCET), une affection ophtalmologique sévère visible lors de ses dernières apparitions, mais qu’il gérait avec courage sans jamais laisser sa maladie freiner sa passion artistique.
De la « Yôrô Gang » de DJ Arafat à sa carrière solo : Un parcours marquant
Abomé Léléfant laisse derrière lui l’image d’un artiste polyvalent et profondément attaché à son public.
- Les débuts : Il s’est d’abord révélé au grand public entre 2010 et 2017 comme le leader vocal du groupe emblématique Fiesta Parade.
- L’école du Coupé-Décalé : En 2016, son talent tape dans l’œil du regretté DJ Arafat, qui le recrute au sein de son prestigieux label, la Yôrô Gang. Il y affûtera ses armes avant de prendre son envol en solo en 2020.
- Les succès : Il s’est imposé dans le paysage du rap ivoirien grâce à des tubes notables comme « Numéro 10 » ou encore « Solo » en collaboration avec Ali Le Code. Il s’était également illustré par sa dualité artistique, créant des projets musicaux très appréciés pour les enfants.
L’hommage officiel de l’État ivoirien
Devant l’effervescence et la douleur exprimées sur les réseaux sociaux, la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a été l’une des premières autorités à saluer sa mémoire :
« Mes premiers sentiments sont ceux de la compassion, de la peine. Je salue sa disponibilité de tous temps, en particulier pour les enfants, et son engagement pour la promotion de la culture ivoirienne », a-t-elle écrit en adressant ses condoléances à la famille biologique et culturelle du défunt.
La rédaction de SAMI24TV présente ses sincères condoléances au peuple frère de Côte d’Ivoire et à toute la communauté du hip-hop africain.
