Nouveau coup de tonnerre dans l’affaire de mœurs qui secoue le Djoloff. Après avoir initialement nié les faits, l’acteur politique et comptable Matar Ndiaga Seck a finalement craqué lors de ses auditions à Linguère, livrant des aveux détaillés sur son parcours. Présenté ce lundi matin devant le juge d’instruction du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Louga, le quinquagénaire a été officiellement inculpé et placé sous mandat de dépôt.
Le verdict du jour : Première nuit en prison à Louga
Le feuilleton judiciaire a franchi une étape décisive ce lundi 18 mai 2026 :
- L’inculpation : Déféré par le commissariat urbain de Linguère, Ndiaga Seck (51 ans) a été entendu par le magistrat instructeur pour des faits présumés d’actes contre nature.
- L’incarcération : Le juge a ordonné son placement immédiat sous mandat de dépôt. L’homme politique a été acheminé à la prison centrale de Louga où il a rejoint sa cellule.
Les minutes de l’audition : Du déni aux aveux complets
Face aux preuves numériques issues d’une première exploitation sommaire de son téléphone portable, le suspect a choisi de « vider son sac » sur procès-verbal. Les détails de ses déclarations retracent son basculement et sa trajectoire personnelle.
Les origines et le premier passage à l’acte
Ndiaga Seck a expliqué aux enquêteurs s’être installé à Ziguinchor chez sa grand-mère paternelle après le divorce de ses parents alors qu’il était enfant. C’est dans cette localité qu’il dit avoir développé des attitudes efféminées et des premiers attouchements sans passage à l’acte avec des jeunes de son âge.
Ses véritables débuts dans le milieu homosexuel remontent à la fin de ses études universitaires, entre 1998 et 1999 :
- La rencontre au Méridien : Via un site de rencontres amicales dans un cybercafé, il entre en contact avec un homme métis basé en France. Lors d’un voyage de ce dernier au Sénégal, logé à l’époque à l’hôtel Le Méridien Président, les deux hommes passent à l’acte. Le prévenu a précisé qu’il était le « sujet actif ».
- L’engrenage : Par la suite, une seconde relation suivie avec un certain Papis Camara l’introduit définitivement dans le milieu, l’amenant à recevoir de multiples partenaires à son domicile.
La ligne de défense : Le repentir et le pèlerinage
Pour tenter d’alléger sa responsabilité, le responsable politique a fermement soutenu avoir entamé une démarche de repentir bien avant son arrestation :
- Il affirme avoir définitivement tourné la page de ces pratiques.
- Il a mis en avant son attachement à la religion, confiant s’être rendu à La Mecque à plus de trois reprises.
- Il a réitéré sa version selon laquelle ses contacts récents avec des membres du milieu visaient uniquement à les « sensibiliser ».
Une dizaine de partenaires balancés, la Cybersécurité saisie
L’enquête est loin d’être close et s’annonce dévastatrice pour le réseau d’amants du suspect :
- Noms et numéros livrés : Au cours de ses confessions, Ndiaga Seck a formellement dénoncé une dizaine de ses partenaires, fournissant aux enquêteurs leurs identités complètes ainsi que leurs numéros de téléphone.
- L’expertise de la DSC : Son téléphone portable, placé sous scellés, a été transmis à la Division spéciale de cybersécurité (DSC) à Dakar. Les experts en criminalité numérique vont procéder à une extraction approfondie des messages, des applications de messagerie et des historiques d’appels pour identifier l’ensemble des ramifications de ce dossier.
