Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Amadou Ba, estime qu’il est temps de revoir en profondeur le modèle économique de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art). Selon lui, cet évènement majeur du calendrier culturel africain doit désormais être en mesure d’assurer son autofinancement.
Interpellé par la députée Fatou Ngom lors de l’examen du budget 2026 de son département, le ministre a souligné que malgré sa dimension internationale, la Biennale reste encore dépendante de l’État. « La Biennale est un rendez-vous culturel majeur, mais son modèle doit évoluer. Avec une approche adaptée, elle peut s’autofinancer », a-t-il affirmé.
Un évènement d’envergure qui dépend encore de l’État
Amadou Ba a rappelé que la Biennale, en dépit de son importance stratégique pour la diplomatie culturelle du Sénégal, ne peut actuellement se tenir sans un soutien financier massif des autorités publiques. Il estime que les grands évènements doivent pouvoir fonctionner sur une base solide, capable de générer leurs propres ressources.
L’un des obstacles majeurs reste l’absence d’un lieu dédié. L’ancien Palais de Justice, qui a accueilli les expositions des dernières éditions, n’appartient pas à la Biennale. « Il faut d’abord sécuriser un site, le valoriser, puis repenser le modèle économique pour permettre à Dak’Art d’être autonome », a insisté le ministre.
Des interrogations sur la tenue de la prochaine édition
La députée Fatou Ngom a également demandé des éclaircissements sur la tenue de la prochaine édition, sur son respect du calendrier international — traditionnellement fixé au mois de mai — et sur les préparatifs en cours.
Amadou Ba a indiqué qu’une communication officielle sera faite prochainement. Le ministre attend le retour du secrétaire d’État à la Culture, Bakary Sarr, pour finaliser les annonces concernant l’organisation et la planification de l’évènement.
Un budget 2026 adopté par l’Assemblée
Le budget 2026 du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a été adopté à la majorité, pour un montant global de 28 916 457 221 FCFA.
Les autorisations d’engagement sont fixées au même montant, tandis que les crédits de paiement s’élèvent à 28 347 762 867 FCFA.
