Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, a réaffirmé vendredi sa détermination à poursuivre la réorganisation de l’espace public, assurant que les opérations menées depuis plusieurs semaines s’appuient strictement sur les lois en vigueur et constituent un passage obligé pour le développement du pays.
Interpellé à l’Assemblée nationale lors de la séance de questions d’actualité, le ministre a rappelé que toutes les activités exercées sur la voie publique sont encadrées par la loi n°67-50 du 20 novembre 1967, texte de référence en matière d’occupation du domaine public.
Selon lui, il est essentiel de distinguer « réorganisation » et « déguerpissement » : « Il y a une nuance entre les deux », insiste-t-il, répondant ainsi aux critiques suscitées par les récentes opérations de désencombrement.
Mouhamadou Bamba Cissé invite d’ailleurs certains défenseurs des occupations irrégulières à relire les textes qu’ils ont eux-mêmes adoptés. Discours sans ambiguïté : discipline et civisme sont, selon lui, les premiers leviers du développement.
Les opérations menées à Dakar et dans plusieurs villes du pays visent avant tout à rétablir l’ordre urbain, garantir la sécurité des piétons, fluidifier la circulation et permettre un fonctionnement normal de l’espace public.
« Nous identifions les zones encombrées et nous les dégagerons, toujours dans le respect de la loi, avec des réponses graduées lorsque cela s’impose », précise-t-il.
Le ministre assure qu’aucune catégorie sociale n’est ciblée. L’objectif, répète-t-il, est l’intérêt général :
« Si nous voulons que le Sénégal avance, chacun doit respecter l’espace public. Nous n’avons pas vocation à pénaliser, mais à organiser. »
Il souligne également que les sanctions prévues par la loi — y compris des peines de prison — ne sont pas appliquées, preuve, selon lui, d’une démarche mesurée et soucieuse d’accompagner les populations.
Déterminé à aller « jusqu’au bout », Mouhamadou Bamba Cissé dit vouloir instaurer une organisation claire : les marchés aux marchands, les trottoirs aux piétons, et la voie publique aux automobiles.
Une dynamique que le gouvernement entend maintenir pour restaurer durablement l’ordre et la sécurité dans les villes du pays.
