Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé vendredi sa volonté d’associer fermeté, dialogue et accompagnement dans les opérations de désencombrement menées à Dakar et dans plusieurs villes du pays. Il a annoncé, devant l’Assemblée nationale, la construction imminente d’un grand centre commercial destiné à reloger des milliers de marchands ambulants.
Interpellé par le député non-inscrit Pape Djibril Fall lors de la séance de questions d’actualité, le Premier ministre a rappelé avoir déjà donné des instructions l’année dernière lors de sa visite au marché de Colobane.
« Nous faisons preuve de clémence et de compréhension, mais nous ne pouvons pas tolérer l’occupation des trottoirs, surtout devant les écoles et les hôpitaux », a déclaré Ousmane Sonko.
Un centre commercial pour “des milliers de commerçants”
Le chef du gouvernement annonce que la pose de la première pierre du futur centre commercial sera effectuée « très bientôt ». L’infrastructure, présentée comme un projet structurant, devrait offrir une solution durable au problème récurrent du désencombrement et au besoin de locaux pour les marchands.
Sonko a également révélé que des aménagements sont prévus au Marché Kermel, dans le centre-ville de Dakar, afin d’accueillir correctement les activités commerciales sans perturber la mobilité urbaine.
Des opérations “accompagnées” et non répressives
« Qu’ils laissent les trottoirs, et nous pourrons supporter le reste, en attendant les solutions définitives déjà élaborées », a assuré Ousmane Sonko, martelant que les marchands ambulants ne seront pas laissés pour compte.
Le Premier ministre rappelle que le Sénégal se prépare à accueillir dans un an les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), un événement mondial qui exige une capitale organisée, sécurisée et conforme aux standards internationaux.
Un équilibre entre ordre public et inclusion sociale
Le gouvernement promet donc une approche qui conjugue réorganisation de l’espace public, assistance aux commerçants et grands chantiers urbains. Une stratégie que Sonko présente comme « indispensable » pour moderniser Dakar tout en préservant l’activité économique informelle.
