Dakar, Sénégal — Le dossier controversé du marché d’électrification rurale accordé à l’entreprise AEE Power EPC Espagne connaît un nouveau rebondissement. À travers un communiqué officiel, le collectif « Sunu 37 milliards » interpelle directement le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Birame Souleye Diop, et réclame des actes concrets pour sortir le projet de l’impasse et éclairer l’opinion publique.
De la parole aux actes concrets pour l’électrification rurale
Le collectif rappelle les déclarations passées du ministre, qui avait affiché lors d’une sortie médiatique son attachement à la concrétisation de ce projet vital pour des milliers de ménages ruraux. Le collectif souligne notamment la nuance apportée à l’époque par le ministre, qui préférait évoquer des « décaissements » plutôt qu’un « détournement » concernant les 37 milliards de FCFA.
Pour le collectif « Sunu 37 milliards », le moment est venu d’allier la parole aux actes afin d’assurer la continuité des travaux et de défendre les intérêts des populations privées d’électricité.
Deux voies de sortie de crise proposées au ministère
Pour sortir de la paralysie actuelle tout en garantissant la transparence, le collectif formule deux propositions juridiques et financières claires :
- Option 1 : Mobiliser le fonds de garantie de 40 milliards FCFA. Cette mesure permettrait de financer directement la poursuite et l’achèvement des travaux d’électrification rurale. Elle offrirait également l’opportunité de tester la solidité des mécanismes financiers du contrat et d’apporter des éléments probants à la procédure judiciaire en cours.
- Option 2 : Résilier le contrat avec AEE Power EPC Espagne. Si les clauses juridiques et contractuelles le permettent, le collectif préconise une rupture sans frais pour l’État, suivie du lancement d’un nouvel appel d’offres rigoureusement transparent et conforme au code des marchés publics.
L’urgence d’une reddition des comptes
Le collectif « Sunu 37 milliards » insiste sur la nécessité de s’assurer que les fonds mobilisés atteignent effectivement les ménages ruraux. Il demande au ministère de faire toute la lumière sur l’état d’avancement du contrat, les obligations des parties engagées et les garanties financières encore mobilisables.
