Le silence est enfin brisé, et les révélations sont à la hauteur du séisme institutionnel que traverse le Sénégal. Lors d’une déclaration de presse explosive ce mardi 2 juin 2026, le président de PASTEF, Ousmane Sonko, a levé le voile sur les circonstances exactes de sa rupture brutale avec le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Mettant fin à des semaines de rumeurs, le nouveau Président de l’Assemblée nationale a raconté les coulisses du face-à-face qui a scellé le divorce au sommet de l’Exécutif.
⚡ « Le compagnonnage ne peut plus continuer » : L’aveu du Palais
Contrairement aux versions édulcorées qui circulaient dans les salons dakarois, Ousmane Sonko a fermement situé les responsabilités. C’est le Président Bassirou Diomaye Faye qui a pris l’initiative de la rupture en convoquant son désormais ex-Premier ministre au Palais de la République.
Lors de cet entretien au sommet, le Chef de l’État s’est montré catégorique :
« Il m’a dit qu’il estime que le compagnonnage ne peut plus continuer », a révélé le leader de PASTEF.
Pour justifier cette décision radicale, Bassirou Diomaye Faye a directement mis sur la table plusieurs déclarations publiques de Sonko, jugées problématiques par la présidence.
🛡️ La contre-attaque de Sonko : « Qu’il assume son choix »
Fidèle à sa posture de combat, le leader des Patriotes affirme n’avoir manifesté aucune résistance face à cette mise en demeure, préférant pousser le Chef de l’État au bout de sa logique.
- Une destitution facilitée : « Je lui ai facilité la tâche en lui disant que je vais le suivre », a confié Ousmane Sonko.
- Le défi de l’assomption : Le président de PASTEF a alors lancé un véritable défi politique à Diomaye Faye : « Je lui ai demandé s’il veut me limoger, il n’a qu’à assumer et le faire ».
Ousmane Sonko a d’ailleurs tenu à préciser qu’il avait, par le passé, proposé de lui-même au Président de quitter la Primature pour prendre la direction de l’Assemblée nationale tout en garantissant un soutien total à sa gouvernance. Une offre de transition pacifique qui avait à l’époque essuyé un refus.
📉 L’analyse de SAMI24TV : Refuser de porter le chapeau du divorce
À travers cette sortie médiatique ultra-offensive, Ousmane Sonko poursuit un objectif politique limpide : se laver de tout soupçon de trahison ou de division de la grande coalition de 2024 devant l’opinion publique. « Cette séparation, je ne pouvais pas l’endosser », a-t-il martelé avec force.
En révélant que le couperet est venu du Président de la République à cause de « propos jugés problématiques », Sonko se positionne en victime d’un arbitrage politique du Palais. Ce grand déballage public acte la mort définitive du mythe du « ticket Diomaye-Sonko » et ouvre officiellement les hostilités pour le contrôle de l’opinion à l’aube d’une cohabitation législative inédite.
