Nouveau rebondissement dans les dossiers judiciaires de la reddition de comptes. La chambre d’accusation financière a ordonné, ce mercredi 6 mai 2026, la mainlevée du mandat de dépôt de Moustapha Diop. L’ancien ministre bénéficie d’une liberté provisoire, assortie toutefois d’un contrôle judiciaire strict.
Une mainlevée du mandat de dépôt
La décision fait suite à l’appel introduit par les conseils de l’ancien ministre contre l’ordonnance de placement en détention :
- Infirmation de l’ordonnance : La chambre d’accusation financière a jugé l’appel recevable et a infirmé la décision précédente qui maintenait l’inculpé en prison.
- Procédure : Le délibéré a été rendu conformément aux règles, en l’absence des parties, marquant ainsi une étape clé dans l’instruction de son dossier financier.
Les conditions du contrôle judiciaire
Si sa mise en liberté est actée, Moustapha Diop n’en reste pas moins sous la surveillance étroite de la justice. Son contrôle judiciaire comporte trois obligations majeures :
- Interdiction de sortie du territoire : Il ne peut quitter le Sénégal sans une autorisation préalable du juge d’instruction.
- Remise du passeport : Son document de voyage doit être déposé au Greffe du Cabinet d’instruction.
- Émargement mensuel : L’ancien ministre a l’obligation de se présenter au cabinet du juge le premier lundi ouvrable de chaque mois.
Risque de retour en détention
La chambre d’accusation financière a été on ne peut plus claire : tout manquement à l’une de ces trois obligations annulera immédiatement sa liberté provisoire et l’exposera à une nouvelle arrestation. Les frais de procédure (dépens) ont été laissés à la charge du Trésor public.
