Le Pool Judiciaire Financier desserre l’étau autour de la famille Diagne. En cette fin de mois de juin 2026, la Chambre d’accusation financière a pris une décision cruciale en prononçant la mainlevée totale des mesures restrictives qui pesaient sur Mabintou Diaby, l’épouse du patron du groupe Avenir Communication (Le Quotidien), Madiambal Diagne.
Poursuivie pour complicité dans le même dossier financier que son époux, Mabintou Diaby voit son assignation à résidence abrogée et s’apprête à se faire retirer son bracelet électronique. Une bouffée d’oxygène pour la défense après de longs mois de privation de liberté.
🏛️ 1. La Chambre d’accusation confirme le Doyen des juges
Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, la juridiction de recours a purement et simplement validé l’ordonnance initialement prise par le Doyen des juges d’instruction du Pool Judiciaire Financier (PJF).
- Le Parquet général ne s’y oppose pas : Fait marquant dans cette procédure, le Parquet général financier, habituellement très ferme sur les dossiers de détournements présumés, n’a émis aucune objection à cette libération totale.
- Plus besoin d’autorisation : Mabintou Diaby n’est désormais plus soumise à l’obligation d’obtenir un sauf-conduit du magistrat instructeur pour chacun de ses déplacements.
📂 2. Rappel des faits : Six mois sous haute surveillance à Yoff Virage
Pour retrouver la genèse de ces mesures de contrôle algorithmique, il faut remonter au début de l’année :
- Janvier 2026 : La Chambre d’accusation financière accepte de casser le mandat de dépôt qui visait Mabintou Diaby. Cependant, elle l’assortit immédiatement d’un placement sous surveillance électronique très strict avec assignation à résidence à son domicile de Yoff Virage.
- Une famille sous contrôle : Cette procédure n’épargnait personne, puisque le fils de Madiambal Diagne, Mouhamed Diagne, subissait au même moment le même sort (assignation sous bracelet électronique à la Cité Djily Mbaye).
- Le package des restrictions : En plus du bracelet, Mabintou Diaby avait dû consigner son passeport au greffe, s’interdire de communiquer avec les autres co-inculpés et répondre à la moindre convocation sous peine de retourner instantanément à la Maison d’arrêt et de correction.
Six mois jour pour jour après ces lourdes contraintes, la justice estime que les nécessités de l’enquête n’exigent plus une telle restriction de liberté.
💼 3. Quel avenir pour le dossier de fond ?
Si Mabintou Diaby peut à nouveau marcher librement dans les rues de Dakar, l’action publique reste pleinement active.
La justice lui reproche des faits de complicité découlant directement de son rôle passé au sein de la structure financière du couple : elle a en effet officié, pendant une période ciblée par l’enquête, comme gérante de la société familiale. Le procès sur le fond reste donc à venir, mais l’épouse du journaliste chroniqueur l’attendra désormais sans entrave électronique à la cheville.

