Nouveau coup de théâtre dans le feuilleton judiciaire du Prodac. L’ancien ministre de la Jeunesse et ex-coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), Pape Malick Ndour, a officiellement quitté la maison d’arrêt et de correction de Rebeuss ce mercredi 24 juin 2026.
La Chambre d’accusation financière du tout nouveau Pool Judiciaire Financier (PJF) a accédé à la demande de mise en liberté provisoire déposée par ses conseils. Toutefois, l’ancien dignitaire de l’ancien régime n’en a pas totalement fini avec les contraintes judiciaires : son élargissement est assorti d’un placement strict sous bracelet électronique.
🏛️ 1. Un ouf de soulagement après un mois à Rebeuss
C’est son avocat commis, Me Baboucar Cissé, qui a confirmé la nouvelle de sa libération ce mercredi à la mi-journée. Cette décision met fin à un peu plus d’un mois d’incarcération préventive pour l’ancien ministre, arrêté à son domicile le 15 mai dernier.
Le retour du bracelet : Le port du dispositif de surveillance électronique n’est pas une nouveauté pour Pape Malick Ndour. Ce mécanisme lui avait déjà été imposé lors du premier épisode de la procédure, avant d’être temporairement levé au moment où les portes de la prison de Rebeuss s’étaient refermées sur lui.
📂 2. Rappel des faits : Un dossier à 2,7 milliards de FCFA
Pour comprendre la complexité de ce dossier qui tient le pays en haleine, il faut remonter à la fin de l’année dernière :
- Novembre 2025 : Pape Malick Ndour est formellement inculpé pour association de malfaiteurs, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. Les charges portent sur de graves irrégularités financières au sein du Prodac, évaluées à 2,7 milliards de francs CFA.
- La guerre des procédures : Le juge d’instruction du PJF lui accorde une première fois la liberté sous bracelet. Le parquet financier, furieux, fait appel de l’ordonnance et obtient son placement sous mandat de dépôt.
- Le couperet de la Cour suprême : Saisie en dernier recours par la défense, la Cour suprême confirme le mandat de dépôt le 28 avril dernier, ouvrant la voie à l’arrestation de l’ancien ministre à la mi-mai.
Ce mercredi 24 juin marque donc un revirement de situation de la part de la Chambre d’accusation, qui accepte de laisser l’inculpé préparer sa défense hors de prison, sous contrôle technologique constant.

