La Brigade Nationale de Lutte contre la Piraterie et la Contrefaçon (BNLPC) a démantelé, les 11 et 12 mars 2026, un réseau structuré de câblodistribution illicite opérant dans les quartiers de Hamo 06 et Sam Notaire, dans la banlieue de Guédiawaye. Trois suspects ont été interpellés et déférés devant le Parquet du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye pour piraterie audiovisuelle.
Une opération ciblée dans la banlieue dakaroise
Agissant sur la base de renseignements précis faisant état de captations et de diffusions clandestines de chaînes de télévision, les enquêteurs de la BNLPC ont effectué une descente dans les zones ciblées le 11 mars 2026. L’opération a permis la saisie d’un important lot de matériel de piratage et l’interpellation d’un premier suspect, lequel a rapidement reconnu exercer une activité de câblodistribution clandestine.
Lors de son audition, il a révélé opérer au sein d’un réseau structuré, solidement implanté dans la banlieue dakaroise et regroupant une quarantaine de membres.
Deux complices identifiés le lendemain
Les investigations complémentaires menées le 12 mars ont conduit à l’arrestation de deux autres individus. Le premier a admis exercer le rôle de superviseur du réseau de Hamo 06, tout en affirmant que le matériel saisi relevait d’une structure collective. Le second a reconnu être connecté au réseau depuis deux ans, assurant la diffusion illicite de programmes télévisés dans son quartier via des dispositifs techniques de relais.
Confrontés à la question de la légalité de leurs activités, les trois mis en cause ont admis ne disposer d’aucune autorisation administrative, ni de licence de cession de droits auprès des titulaires légitimes des chaînes diffusées. Ils ont néanmoins tenté de reporter la responsabilité pénale sur les dirigeants de leur organisation.
Trois chefs d’inculpation retenus
À l’issue de l’enquête, les suspects ont été déférés devant le Parquet du TGI de Pikine-Guédiawaye pour captation et diffusion illicites de contenus audiovisuels, piraterie de programmes télévisés et diffusion de programmes sans autorisation préalable.
Cette opération illustre la détermination des forces de l’ordre à lutter contre la piraterie audiovisuelle, un phénomène qui prive les diffuseurs légaux et les ayants droit de revenus considérables, tout en alimentant une économie souterraine bien organisée dans certains quartiers de la capitale.
La Police nationale rappelle à la population qu’elle peut signaler gratuitement tout fait similaire en composant le 800 00 17 00.



