L’insolite a frôlé le drame sanitaire ce week-end à Guédiawaye. La Sûreté Urbaine (SU) du Commissariat Central a procédé à l’interpellation d’un individu pour mise en danger de la vie d’autrui et atteinte à la santé publique. Le mis en cause a été surpris par le voisinage alors qu’il s’apprêtait, avec des complices, à préparer la carcasse d’un chien errant pour une consommation domestique.
Une odeur pestilentielle donne l’alerte
Tout commence au terrain de Hamo Tefess. Des riverains, intrigués puis révoltés par une odeur insupportable se dégageant des lieux, découvrent un groupe de quatre individus en train de brûler la carcasse d’un canidé. Face à cette vision d’horreur, la colère des habitants ne se fait pas attendre. Un groupe de jeunes se lance à la poursuite des suspects, qui prennent la fuite.
Sauvé de justesse d’un lynchage
L’un des individus, rattrapé par la foule en furie, a failli subir la loi du talion. Il a fallu l’intervention in extremis de deux notables de la localité pour extraire l’homme des mains de la population avant de le remettre aux forces de l’ordre de la Sûreté Urbaine.
Les aveux glaçants du suspect
Lors de son interrogatoire, l’homme a tenté de justifier l’injustifiable. Il a avoué avoir ramassé le cadavre d’un chien errant le 21 mars 2026, vers 20 heures, à hauteur de Hamo 4. Selon ses dires, il aurait ensuite convié des compatriotes pour l’aider à dépecer et préparer l’animal en vue d’un repas.
Les enquêteurs ont immédiatement procédé à la saisie de son téléphone portable pour une exploitation technique, cherchant à savoir si ce cas isolé ne cache pas un réseau de vente de viande illicite. Au terme de sa garde à vue, le mis en cause a été déféré au parquet de Pikine-Guédiawaye.
La Police Nationale, par la voix du commissariat central de Guédiawaye, réitère son engagement pour la protection des populations et rappelle le numéro vert 800 00 17 00 pour tout signalement suspect.
