Dakar, 03 Mars 2026. Un coup de filet majeur a été réalisé par la Sûreté Urbaine du Commissariat Central de Dakar. Cinq individus ont été interpellés à Ngor dans le cadre du démantèlement d’un réseau de traite de personnes et de proxénétisme impliquant des victimes nigérianes recrutées sous de faux prétextes. L’opération, déclenchée par un appel au secours sur le numéro vert de la Brigade des Mœurs, a mis au jour un appartement utilisé comme lieu de passe au cœur du quartier résidentiel.
Tout commence par un appel au secours
C’est un signal d’alarme reçu via le numéro vert de la Brigade des Mœurs qui a déclenché l’ensemble de la procédure. Une jeune femme de nationalité nigériane contactait les forces de l’ordre en détresse, révélant avoir été recrutée au Nigeria par une compatriote résidant à Dakar, sous couvert d’une promesse d’emploi légal.
À son arrivée au Sénégal, la réalité s’était avérée tout autre : séquestrée et contrainte à la prostitution, elle parvenait à alerter discrètement les autorités depuis sa captivité.
Une enquête rapide qui révèle l’ampleur du réseau
Une deuxième victime confirme les faits
Les investigations techniques menées dans la foulée ont permis d’identifier et de contacter une seconde victime, qui a corroboré le témoignage de la première. Celle-ci a précisé faire partie d’un groupe de quatre jeunes femmes, toutes exploitées par la même présumée proxénète.
Un appartement transformé en lieu de passe
La cheffe présumée du réseau gérait un appartement de deux chambres à Ngor, entièrement dédié à la prostitution forcée. Elle percevait l’intégralité des recettes imposées aux victimes, sans leur laisser la moindre part de leurs gains.
L’assaut : trois femmes surprises en flagrant délit
Après avoir ciblé l’appartement n°18, situé au 4ᵉ étage d’un immeuble à Ngor, les enquêteurs ont procédé à un assaut. Sur place, ils ont surpris trois femmes en pleine consommation de chanvre indien.
La perquisition minutieuse des lieux a permis la saisie d’un arsenal révélateur :
Trois cornets de chanvre indien, quatorze papiers de conditionnement et onze gélules blanches suspectes, en cours d’analyse pour déterminer s’il s’agit de cocaïne
Vingt-sept préservatifs dont sept usagés, des stimulants sexuels, des lubrifiants, huiles de massage et sextoys
Des charges lourdes, une enquête qui se poursuit
Confrontées aux preuves matérielles, les mises en cause ont reconnu les faits. Les cinq individus interpellés répondront des chefs suivants :
Association de malfaiteurs
Traite de personnes et proxénétisme
Complicité
Exploitation d’un salon de massage sans autorisation
Défaut d’inscription au fichier sanitaire
Détention et usage collectif de chanvre indien
L’ensemble des suspects a été placé en garde à vue. L’enquête se poursuit activement afin d’identifier d’éventuelles ramifications transfrontalières de ce réseau, dont les tentacules semblent s’étendre bien au-delà du territoire sénégalais.
La police appelle à la mobilisation citoyenne
À l’issue de cette opération, les forces de l’ordre ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre les réseaux criminels et invitent la population à signaler tout comportement suspect en contactant gratuitement le :
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