Le monde a les yeux rivés sur New York ce mercredi. L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, passe aujourd’hui son « grand oral » devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Dernier candidat à être auditionné, il dispose de trois heures pour convaincre les représentants des 193 États membres qu’il est l’homme de la situation pour succéder à António Guterres.
New York, USA – L’exercice est périlleux, mais le cadre est connu pour celui qui a présidé aux destinées du Sénégal pendant 12 ans et dirigé l’Union Africaine. Macky Sall ferme la marche d’un processus de sélection rigoureux.
Un marathon diplomatique de 180 minutes
Selon les précisions de Les Échos, l’audition ne laissera place à aucune zone d’ombre. Macky Sall devra décliner sa vision stratégique sur les quatre piliers fondamentaux de l’organisation :
- Paix et Sécurité : Proposer des solutions aux conflits mondiaux actuels et à la montée du terrorisme.
- Droits Humains : Réaffirmer l’engagement de l’ONU face aux crises humanitaires.
- Développement Durable : Accélérer l’Agenda 2030 et la lutte contre le changement climatique.
- Réforme de l’ONU : Un sujet cher à l’ancien président, qui a toujours plaidé pour une meilleure représentativité de l’Afrique au Conseil de sécurité.
Un duel de titans
Macky Sall fait face à une concurrence redoutable, composée de figures majeures de la scène internationale :
- Michelle Bachelet : Ancienne présidente du Chili et ex-Haute-Commissaire aux droits de l’homme.
- Rafael Mariano Grossi : Actuel Directeur général de l’AIEA (nucléaire).
- Rebeca Grynspan : Ancienne vice-présidente du Costa Rica et secrétaire générale de la CNUCED.
L’entourage de Macky Sall affiche sa confiance
Malgré la stature des autres prétendants, le camp de l’ancien chef d’État sénégalais reste serein. Ses partisans misent sur son expérience de médiateur dans plusieurs crises africaines et sa capacité à faire le pont entre le Nord et le Sud. S’il est élu, il deviendrait le deuxième diplomate issu d’un pays d’Afrique subsaharienne francophone à occuper ce poste, après l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali et le Ghanéen Kofi Annan.
