New York / Dakar — En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République s’est prêté aux questions des médias internationaux RFI et France 24. Interpellé sur les accusations de « trahison » et de soumission aux exigences du Fonds monétaire international (FMI) proférées par certains partenaires techniques et financiers (PTF), Bassirou Diomaye Faye a opposé une mise au point catégorique.
« La seule chose que je peux trahir, c’est mon serment »
Revenant sur les critiques entourant les récentes orientations budgétaires de l’État — notamment dans le cadre de la loi de finances rectificative —, le journaliste a demandé au chef de l’État si ces contestations ne faisaient pas naître chez lui une forme de crainte politique ou institutionnelle.
La réponse du Président de la République s’est voulue directe et sans équivoque :
« La seule chose que je sois susceptible de trahir, c’est le serment que j’ai prêté le 2 avril 2024, face au peuple sénégalais et devant Dieu. »
Un cap réaffirmé face aux Partenaires Techniques et Financiers
Bassirou Diomaye Faye a tenu à rappeler qu’en dehors de ce serment solennel et des engagements pris directement devant la nation sénégalaise, aucune pression extérieure ni aucune considération politique ne saurait dicter sa conduite au sommet de l’État.
Cette position de principe s’applique, selon le chef de l’État, à l’ensemble des dossiers économiques et législatifs en cours, marquant ainsi une volonté d’affirmer la souveraineté de la décision publique face aux partenaires internationaux et aux exigences des bailleurs de fonds.
