L’administration pénitentiaire sénégalaise entend franchir un nouveau cap. Réunie lundi à Dakar, elle a réaffirmé sa volonté de bâtir un système carcéral moderne, efficace et conforme aux standards internationaux, à travers un plan stratégique couvrant la période 2025-2029.#Sénégal #Justice #Prisons #Réformes
Ce document de référence, en cours de validation, vise à améliorer à la fois les conditions de détention, la préparation à la réinsertion sociale des détenus et les conditions de travail du personnel pénitentiaire. Une réforme inscrite dans la dynamique impulsée par les pouvoirs publics ces dernières années.
S’exprimant lors de l’ouverture de l’atelier, le directeur général de l’administration pénitentiaire, l’inspecteur Aliou Ciss, a souligné que ce plan s’aligne sur les normes nationales, régionales et internationales. Il s’appuie sur des avancées déjà enregistrées, notamment la création du Fonds de réinsertion sociale des détenus.
Parmi les progrès notables figurent également le relèvement progressif de l’unité journalière d’entretien, passée de 1 152 FCFA entre 2022 et 2024 à 1 300 FCFA en 2025, ainsi qu’une amélioration de la qualité de l’alimentation, rendue possible par le recrutement de cuisiniers professionnels dans les établissements pénitentiaires.
Le renforcement des capacités d’accueil, avec 1 390 nouvelles places entre 2024 et 2025, la promotion du travail pénitentiaire, la création d’unités de production, ainsi que le développement des activités d’éducation et de formation des détenus constituent d’autres axes majeurs de cette réforme.
Sur le plan des ressources humaines, des efforts ont été consentis pour améliorer les conditions de travail du personnel, notamment par l’acquisition de matériels de sécurité, de véhicules de transport pour les détenus et de véhicules de service pour les directeurs d’établissements.
Selon Aliou Ciss, l’atelier de validation vise avant tout à obtenir l’adhésion des parties prenantes, à intégrer les suggestions des acteurs concernés et à garantir que le plan réponde aux réalités du terrain. L’enjeu est aussi d’assurer la cohérence du document avec le référentiel économique national, la lettre de politique sectorielle du ministère de la Justice et les standards internationaux en matière de traitement des détenus.
