La rupture consommée entre le Palais de la République et le Perchoir de l’Assemblée nationale produit ses premières déflagrations politiques dévastatrices au sein même de PASTEF. Vingt-quatre heures après l’annonce fracassante d’Ousmane Sonko actant le retrait de sa formation de l’exécutif, la machine à exclure s’est activée. Les militants nommés ministres dans le gouvernement d’Ahmadou Alamine Mohamed Lo, qui ont choisi de siéger malgré le mot d’ordre du parti, font face à des sanctions radicales de leurs bases politiques respectives.
❌ Le couperet tombe : Ibrahima Sy et Yankhoba Diémé mis au ban
La sanction a été immédiate et illustre la discipline de fer imposée par les instances patriotiques. Deux ministres en fonction viennent d’être brutalement désavoués :
- Le cas Ibrahima Sy à Podor : Maintenu à la tête du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le chercheur a été officiellement exclu par la section de Pastef-Podor. Signe des temps modernes, le ministre a été purement et simplement banni et retiré du groupe WhatsApp départemental de sa base.
- Le cas Yankhoba Diémé à Bignona : Le ministre des Forces armées subit une sanction identique. Sa base politique, la section Pastef de Bignona, a pris les devants en le retirant de l’intégralité de ses plateformes de communication officielles.
Pour ces deux personnalités, le choix de servir l’État sous l’autorité du Premier ministre Al Aminou Lô équivaut désormais à un divorce politique avec la formation qui les a propulsés.
🎯 Prochaines cibles : L’étau se resserre sur Moussa Bala Fofana et Alioune Dione
La liste des ministres « rebelles » ne s’arrête pas là. Le parti d’Ousmane Sonko compte encore deux autres de ses membres haut placés au sein du nouvel attelage gouvernemental :
- Moussa Bala Fofana : Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires.
- Alioune Dione : Le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire.
Bien qu’ils soient toujours en poste, ces deux ministres se retrouvent aujourd’hui dans une posture intenable. Au regard de la jurisprudence expéditive appliquée à leurs collègues de la Santé et des Forces armées, leur exclusion des rangs de PASTEF semble n’être plus qu’une question d’heures.
📉 L’analyse de SAMI24TV : La fin de la nuance politique
En actionnant ces leviers de sanction, PASTEF envoie un message d’une fermeté absolue : aucune cohabitation interne n’est tolérée. Le parti exige une loyauté totale à la ligne définie par Ousmane Sonko, quitte à sacrifier ses propres cadres techniques au sein des ministères régaliens. Ce nettoyage à grande eau confirme que la fracture entre les deux têtes de l’exécutif de 2024 est désormais totale, irréversible et structurelle.
