L’actualité de ce vendredi est marquée par un double contraste : d’un côté, le dénouement heureux de la crise scolaire qui apporte un souffle de stabilité au secteur de l’éducation ; de l’autre, une levée de boucliers de l’opposition contre une réforme du Code électoral jugée « personnalisée ».
I. ÉDUCATION : FUMÉE BLANCHE À TIVAOUANE ET DAKAR
Après des mois de bras de fer et des jours de négociations intensives (13-14 avril), le Gouvernement et le syndicat G7 ont officiellement signé le protocole d’accord ce jeudi soir.
- L’année scolaire sauvée : Libération et L’As poussent un ouf de soulagement : l’accord permet de « sauver l’année » qui était en pleine zone de turbulence. Les syndicats ont accepté de fumer le calumet de la paix.
- La parole d’Ousmane Sonko : Le Premier ministre, cité par Le Soleil et Sud Quotidien, s’est porté garant du respect de cet accord. « L’État ne refusera rien qui soit possible », a-t-il affirmé, tout en appelant les enseignants à la lucidité face au déficit budgétaire actuel.
- Le réalisme budgétaire : Le gouvernement a été clair sur ses limites financières. « Ce qui a été signé sera respecté », assure le PM, précisant que l’État ne s’est engagé que sur ce qu’il peut réellement financer.
II. POLITIQUE : L’OPPOSITION DÉCLARE LE « GATSA-GATSA » ÉLECTORAL
Si le front social s’apaise, le front politique s’embrase. Le projet de modification des articles L29 et L30 du Code électoral par les députés de Pastef suscite une colère noire chez les opposants.
- Une loi « taillée sur mesure » : Pour le Front de résistance pour la défense de la démocratie et de la République (FDR), cette réforme ne vise qu’un seul objectif : sécuriser définitivement l’éligibilité d’Ousmane Sonko. WalfQuotidien décrit une opposition en mode « Gatsa-Gatsa » (œil pour œil), prête à la confrontation.
- Rupture du consensus : Le Quotidien souligne que les opposants dénoncent la fin du « consensus de 1992 », cette tradition qui voulait que toute réforme électorale soit issue de concertations préalables entre pouvoir et opposition.
- Appel à la résistance : L’opposition appelle les forces vives et la société civile à des manifestations pour obtenir le retrait pur et simple de cette proposition de loi, qualifiée de « recul démocratique sans précédent ».
III. ENJEUX DE STABILITÉ
L’équilibre est fragile. Alors que le gouvernement tente de stabiliser le secteur social pour se concentrer sur la relance économique, ces nouvelles tensions politiques pourraient compliquer la mise en œuvre de la « Rupture » prônée par les autorités.
