Le Sénégal politique est en ébullition, mais lui choisit le mutisme absolu. Fidèle à sa posture mystérieuse de ces derniers mois, le président du parti Rewmi, Idrissa Seck, a une nouvelle fois refusé de se prononcer sur la situation nationale à sa sortie de la prière de l’Aïd Al-Adha (Tabaski) ce jeudi à la Grande Mosquée Moussanté de Thiès. Malgré l’insistance des reporters venus chercher ses orientations face à la crise institutionnelle naissante, l’ancien Premier ministre a opposé un silence de marbre.

🕊️ Une apparition tout en blanc et sous haute escorte

L’ancien maire de Thiès et leader historique du « jardin de Ngor » a perpétué ses habitudes rituelles pour cette célébration religieuse :

  • L’ambiance : Vêtu d’un boubou blanc traditionnel et entouré de son premier cercle de fidèles et de proches collaborateurs, Idrissa Seck a effectué sa prière au milieu des fidèles thiessois.
  • L’esquive médiatique : Dès la fin des prêches de l’Imam, le leader de Rewmi s’est immédiatement dirigé vers son véhicule de fonction sous une bonne escorte sécuritaire, fermant la porte à toute interaction prolongée.

🎙️ Snobés par « Idy », les journalistes restent sur leur faim

Le timing de cette apparition était pourtant crucial pour la presse nationale. Les journalistes présents à la Mosquée Moussanté ont multiplié les relances et questions directes pour faire réagir le candidat à la présidentielle de 2024.

Deux sujets brûlants attendaient une clarification de sa part :

  1. L’absence notable au dialogue : Idrissa Seck refuse toujours d’expliquer les raisons profondes du boycott ou de la non-participation de sa formation politique aux récentes concertations nationales initiées par l’exécutif.
  2. Le séisme Sonko-Diomaye : Alors que le pays bascule dans une cohabitation inédite et explosive entre le Palais et le Perchoir de l’Assemblée nationale, l’avis de ce vieux briscard de la politique sénégalaise reste un grand mystère.

📉 Stratégie de l’ombre ou déconnexion politique ?

En persistant dans ce refus systématique de commenter l’actualité, Idrissa Seck alimente toutes les spéculations. Pour ses partisans, ce silence est une forme de sagesse et de recul stratégique face au duel destructeur que se livrent actuellement les responsables de PASTEF et du Palais. Pour ses détracteurs, ce mutisme marque un effacement progressif de l’ancien président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de l’échiquier politique majeur au profit de la nouvelle génération. Une chose est sûre : à Thiès, le « Rewmi » observe le choc des ambitions sans mot dire.

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