Le paysage politique sénégalais bascule dans une nouvelle zone de fortes turbulences. C’est un divorce retentissant qui vient d’être acté ce dimanche 28 juin 2026. Le mythique mouvement citoyen Y’en a marre a officialisé sa rupture et son opposition frontale avec les projets de modification de la Constitution attribués au groupe parlementaire Pastef, le parti au pouvoir.

À travers un communiqué officiel d’une virulence rare, l’organisation de la société civile brise le consensus et sonne la charge contre les nouvelles autorités, dénonçant des manœuvres unilatérales au détriment du peuple.

🏛️ 1. « Calculs politiques et magouilles » : Y’en a marre tape du poing sur la table

Pour les camarades d’Aliou Sané, les initiatives parlementaires enclenchées à l’Assemblée nationale par la nouvelle majorité ne passent pas. Le mouvement citoyen utilise des mots extrêmement durs pour qualifier la démarche de Pastef :

  • Un passage en force dénoncé : Y’en a marre accuse le parti au pouvoir de se livrer à des « calculs politiques et des magouilles » visant à imposer des bouleversements institutionnels majeurs sans le consentement des citoyens.
  • Interpellation directe du Président : L’organisation déplore le « mutisme persistant » du président de la République sur ce dossier brûlant. Le mouvement estime qu’en tant que garant des institutions, le chef de l’État a « l’obligation de se prononcer et d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur sa position exacte ».

🗳️ 2. L’exigence absolue d’un référendum et l’appel au front commun

Face à ce qu’il qualifie de tentative d’instrumentalisation d’une « majorité mécanique » au Parlement, le mouvement Y’en a marre oppose un principe démocratique intangible : la souveraineté populaire.

  • La voie du peuple : « La Constitution appartient au peuple », martèle la note officielle. Pour Y’en a marre, toute réforme de la charte fondamentale doit impérativement être soumise à un référendum. C’est la seule formule républicaine légitime pour laisser les citoyens décider par et pour eux-mêmes.
  • Vers une union sacrée de la résistance : Constatant la montée des tensions sur le terrain, Y’en a marre sonne le rassemblement général et appelle à la création d’un bloc historique. Le mouvement invite toutes les forces vives du pays — des organisations de la société civile aux partis de l’opposition — à s’unir dans une « seule et unique dynamique de résistance » pour faire barrage à ce projet.

Le mot d’ordre final est lancé comme un défi au pouvoir : « Le peuple sénégalais ne doit pas subir. Il doit décider. »

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