L’onde de choc secoue le landerneau politique et l’opinion publique. Chérif Aly Diatta, deuxième adjoint au maire de Ouakam, a été interpellé par la Brigade de recherches (BR) de Keur Massar. Ce coup de filet s’inscrit dans une enquête hors norme où s’entremêlent des accusations d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH et de réseaux criminels.
Dakar, Sénégal – Ce qui n’était au départ qu’une enquête de routine est devenu un dossier d’État. Les révélations du quotidien Libération confirment que la Brigade de recherches de Keur Massar a franchi un nouveau palier ce lundi soir en plaçant sous les verrous Chérif Aly Diatta, figure politique locale et leader du mouvement « Arc-en-ciel ».
Des chefs d’accusation d’une gravité exceptionnelle
Depuis février 2026, les gendarmes travaillent sur un réseau complexe. La liste des infractions visées par l’enquête fait froid dans le dos :
- Santé Publique : Actes contre nature avec transmission volontaire du VIH/Sida et mise en danger de la vie d’autrui.
- Criminalité organisée : Association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux.
- Stupéfiants : Trafic de drogue.
Les « preuves techniques » des téléphones parlent
L’arrestation de l’élu de Ouakam ne doit rien au hasard. Selon les sources proches de l’enquête, les gendarmes ont exploité les données techniques et les extractions numériques des téléphones de deux autres suspects clés : Djibril Dramé et Ibrahima Magib Seck.
Ces preuves accablantes présenteraient Chérif Aly Diatta comme un partenaire central au sein de ce groupe. Si l’élu a persisté dans la dénégation lors de ses premières auditions, les enquêteurs considèrent les éléments matériels en leur possession comme « irréfutables ».
Une enquête loin d’être bouclée
Le dossier est qualifié de « tentaculaire » car chaque arrestation semble en appeler une autre. Entre lundi et mardi, d’autres interpellations ont eu lieu, suggérant que le réseau pourrait compter des ramifications jusque dans les sphères les plus insoupçonnées de la capitale.
La Brigade de recherches de Keur Massar poursuit ses investigations pour identifier l’ensemble des victimes potentielles de ce réseau et démanteler les circuits de blanchiment qui soutenaient ces activités.
