Série noire et tension maximale sur les sites miniers des Industries chimiques du Sénégal (ICS). Un nouvel accident industriel d’une extrême gravité s’est produit ce jeudi 18 juin 2026, aux environs de 11 heures, sur le site d’extraction de Darou Khoudoss (département de Tivaouane). L’explosion présumée d’un transformateur a provoqué l’électrisation de trois employés.
Ce drame survient seulement 11 jours après le décès tragique d’un autre ouvrier des ICS, plongeant le personnel dans le désarroi et déclenchant une immense vague d’indignation contre la précarité des conditions de sécurité au sein du géant de la chimie sénégalaise.
💥 1. Le film du drame : Une explosion en pleine manutention
Selon des sources fiables et concordantes, l’accident s’est déclaré alors qu’une équipe technique procédait à une opération de maintenance de routine :
- Les circonstances : Les trois victimes — deux ouvriers journaliers et un stagiaire — s’affairaient sur le terrain à déplacer une armoire électrique de forte puissance. C’est au cours de cette manipulation qu’un transformateur adjacent a violemment explosé, libérant une décharge électrique massive.
- Le bilan médical : Foudroyés et grièvement touchés, les trois travailleurs souffrent de sévères brûlures au deuxième degré. Devant la gravité de leur état, ils ont été évacués d’urgence vers les services de soins intensifs de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu de Thiès.
🖤 2. La colère syndicale exacerbée par le décès récent d’Ahmed Sène
Pour le collectif des travailleurs des ICS, cet incident est l’accident de trop. Il ravive une plaie encore béante : la mort d’Ahmed Sène, survenue le 7 juin dernier.
Cet agent de la brigade de l’environnement, originaire de Mboro, avait fait une chute accidentelle dramatique dans un bassin d’acide sur ce même complexe industriel de Darou Khoudoss le 2 juin 2026. Transféré en réanimation à l’hôpital Fann de Dakar, il avait succombé à ses blessures cinq jours plus tard.
L’enchaînement de ces deux drames en l’espace de deux semaines conforte les syndicats et les sous-traitants dans leur fronde. Les employés dénoncent de manière unanime « la précarité des conditions de travail aux ICS », le manque d’investissements dans les équipements de protection individuelle (EPI) et le recours massif à une main-d’œuvre précaire (journaliers et stagiaires) sur des postes à haut risque.

