L’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Rosso a porté un coup d’arrêt à un réseau de falsification de documents administratifs. L’affaire, qui implique des complicités au sein d’un centre d’état civil, a conduit au déferrement d’un suspect devant le parquet pour association de malfaiteurs et faux en écriture publique.
Une interpellation à la frontière
L’enquête a été déclenchée le 08 mai 2026 au Commissariat Spécial de Rosso.
- Le suspect : Une ressortissante d’un pays frontalier a été interpellée alors qu’elle voyageait en famille avec une carte d’identité biométrique sénégalaise suspecte.
- L’aveu : Son époux a reconnu avoir versé 50 000 FCFA par Mobile Money à un intermédiaire pour obtenir un extrait de naissance frauduleux.
Les dessous de la fraude à Diouloulou
Les investigations, menées conjointement avec l’antenne DNLT de Ziguinchor, ont révélé un système de falsification bien rodé au centre d’état civil de Diouloulou :
- Transcription frauduleuse : Un acte a été inséré illégalement dans le registre de l’an 2000.
- Falsification brute : Le document ne comportait ni signature, ni cachet, ni paraphe officiel.
- Mère fictive : Pour faciliter l’enrôlement biométrique, le document prêtait faussement une mère de nationalité sénégalaise à la suspecte.
Poursuites et recherches en cours
- Saisie : Le registre incriminé a été placé sous scellé.
- Mandat de recherche : L’agent municipal impliqué, déjà licencié par le passé pour des faits similaires, est activement recherché par les forces de l’ordre.
- Justice : Le mari a été conduit au parquet, tandis que les enquêteurs s’activent pour identifier les autres membres du réseau.
La Police nationale réaffirme sa détermination à protéger l’intégrité des titres d’identité sénégalais. Elle invite les populations à dénoncer toute pratique suspecte via le numéro gratuit 800 00 17 00.
