e dossier sensible qui secoue le paysage médiatique et public sénégalais connaît un tournant décisif. Placé sous mandat de dépôt depuis février dernier dans le cadre de l’affaire dite des « présumés homosexuels » et de blanchiment de capitaux, l’animateur vedette de la TFM, Pape Cheikh Diallo, a été entendu au fond vendredi dernier par le juge d’instruction du premier cabinet du Tribunal de grande instance (TGI) de Pikine-Guédiawaye.
Au cours d’une audition marathon de six tours d’horloge – de 9 heures à 15 heures –, la star de la télévision a balayé d’un revers de main l’ensemble des accusations formulées à son encontre, adoptant une ligne de défense d’une constance absolue, malgré la présentation d’éléments présentés comme compromettants.
🛑 1. Contestation radicale des procès-verbaux de gendarmerie
L’enjeu de cette audition au fond était crucial pour l’animateur, extrait pour l’occasion de sa cellule de la prison de Rebeuss. Alors que les premiers éléments de l’enquête préliminaire de gendarmerie laissaient entendre que le mis en cause aurait reconnu une partie des faits :
- Un virage à 180 degrés : Devant le magistrat instructeur, Pape Cheikh Diallo a opposé un démenti formel. Il a fermement nié toute implication dans ce réseau.
- Critique des méthodes d’enquête : Dans l’entourage proche de la célébrité, on ne cache pas son profond mécontentement face aux méthodes employées par les enquêteurs lors de la garde à vue, notamment en ce qui concerne la première audition et les conditions de l’exploitation de son téléphone portable.
📱 2. Confrontations en série et données numériques
Pour cette séance à huis clos, le magistrat instructeur avait mis en place une stratégie chirurgicale. Il a d’abord pris le soin d’entendre séparément les autres personnes impliquées afin de consolider son dossier avant de faire face à l’animateur.
- Le choc des confrontations : À la suite de son interrogatoire individuel, Pape Cheikh Diallo a été confronté à plusieurs de ses co-inculpés, parmi lesquels le Dr Serigne Mourtalla Guéye (médecin et chef de service au Centre national de transfusion sanguine).
- La guerre des portables : Le juge a extrait et présenté des données numériques issues du téléphone de l’animateur et de ceux des autres suspects. Face à ces pièces présentées à charge, Pape Cheikh Diallo est resté de marbre, maintenant sa ligne : un rejet total et catégorique des accusations.
⏳ 3. Vers la fin de l’instruction ?
Malgré la gravité des infractions visées (actes contre-nature et blanchiment), l’atmosphère au sein du cabinet s’est révélée sereine et empreinte de respect. L’interrogatoire au fond et les confrontations directes constituant généralement les ultimes étapes d’une instruction criminelle, le juge du premier cabinet de Pikine-Guédiawaye s’apprête désormais à boucler le dossier.
À l’issue de cette journée éprouvante, l’animateur a regagné sa cellule à Rebeuss, suspendu aux prochaines réquisitions du procureur et à l’ordonnance de règlement du juge.
