Dakar redevient officiellement le poumon stratégique du continent. Le Président de la République a donné, ce lundi matin, le coup d’envoi de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Autour de lui, un plateau diplomatique de haut rang pour répondre à une question cruciale : comment l’Afrique peut-elle enfin imposer ses propres solutions de stabilité ?
Dakar, Sénégal – Le Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) a réuni un panel prestigieux pour cette édition anniversaire. Le chef de l’État sénégalais était entouré de deux invités d’honneur de poids :
- S.E.M. Julius Maada Bio, Président de la Sierra Leone et Président en exercice de la CEDEAO.
- S.E.M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la Mauritanie.
Un thème au cœur de la « Rupture »
Le thème de cette année, « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? », résonne directement avec la nouvelle doctrine de politique étrangère sénégalaise. Dans un monde où le multilatéralisme s’effrite, Dakar plaide pour une autonomie stratégique totale du continent.
Les 4 piliers du discours présidentiel
Devant les délégations internationales, le Chef de l’État a décliné une vision africaine « décomplexée » reposant sur quatre axes majeurs :
- Souveraineté assumée : L’Afrique doit cesser d’être un terrain d’influence pour devenir un acteur de sa propre destinée.
- Gouvernance des ressources : Maîtriser les richesses naturelles pour financer le développement et la sécurité.
- Forces de défense endogènes : Le Chef de l’État a insisté sur l’opérationnalisation de forces de sécurité proprement africaines.
- La Jeunesse comme rempart : Investir dans l’éducation et l’emploi pour contrer les réseaux de radicalisation et les menaces transnationales.
« Le passage à l’acte »
Le Président a clos son allocution par un appel à l’action immédiate, refusant que ce forum ne soit qu’un espace de débats théoriques :
« Que cette édition soit celle de la maturité et du passage à l’acte. »
Les travaux se poursuivent avec des panels d’experts militaires, de chercheurs et de décideurs politiques pour transformer ces vœux en feuilles de route opérationnelles.










