Les journaux sénégalais de ce mardi sont unanimes : l’ouverture du 10e Forum international de Dakar a marqué un tournant. Entre exigence de souveraineté et dénonciation des échecs passés, les chefs d’État présents, menés par Bassirou Diomaye Faye, ont appelé à une rupture radicale avec la dépendance sécuritaire.
🛡️ I. LE DISCOURS DE DAKAR : « Bousculer pour réveiller »
La presse souligne la tonalité particulièrement vigoureuse du chef de l’État sénégalais lors de l’ouverture du forum.
- La fin de la délégation : Pour WalfQuotidien, le message est clair : l’Afrique doit sortir de la « délégation de sa propre sécurité ». Le Président Faye a plaidé pour un continent qui non seulement se défend seul, mais qui « gouverne ses ressources » pour ne plus subir les crises mondiales.
- Un constat sans fard : Les Échos rapporte que le Président n’a pas cherché à rassurer les partenaires habituels. Il a choisi « d’alerter, de bousculer et de provoquer une prise de conscience ». L’idée force ? L’Afrique doit cesser d’être le spectateur de l’histoire pour en devenir l’auteur.
- Maturité et action : Le Soleil rappelle qu’après deux ans de pause, ce retour du forum invite à une « réflexion collective ». Le journal met en avant l’appel à une action concertée et solidaire pour bâtir une Afrique souveraine et prospère.
🤝 II. UN FRONT COMMUN POUR LA STABILITÉ
Le forum n’était pas seulement celui du Sénégal, mais celui d’une vision régionale partagée.
- Diversification des approches : Le Soleil se fait l’écho du plaidoyer de Julius Maada Bio (Sierra Leone/CEDEAO) et de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (Mauritanie). Tous deux ont appelé à multiplier les stratégies pour stabiliser la zone sahélo-saharienne.
- Le Sursaut Africain : À la Une de Sud Quotidien, on parle d’une « inflexion nette » des discours politiques. Le journal note une volonté commune de refonder les mécanismes régionaux pour replacer les populations au centre des dynamiques politiques et sécuritaires.
📈 III. SYNTHÈSE : VERS UNE SOUVERAINETÉ OPÉRATIONNELLE
Pour les éditorialistes, cette édition de 2026 n’est pas un forum de plus. Elle marque la volonté d’articuler trois piliers indissociables : Sécurité, Développement et Gouvernance. * Le nouveau paradigme : Comme le relève Sud Quotidien, derrière la diversité des mots se dessine une ambition partagée de maîtrise du destin africain. L’heure n’est plus à la simple « présence » sur la scène mondiale, mais à une « affirmation lucide ».
