Alors que la presse nationale s’enflamme ce matin sur la désignation du Président de l’Assemblée nationale au poste de vice-président de l’APF, une mise au point s’impose. Ancien parlementaire et fin connaisseur de l’institution, Alioune Souaré rétablit les faits : non, Daouda Sow n’était pas vice-président, il a dirigé le monde francophone.
Dakar, Sénégal – L’enthousiasme médiatique ne doit pas occulter la rigueur des faits. Si la proposition de la région Afrique de désigner notre compatriote El Malick Ndiaye au poste de vice-président de l’APF est une victoire diplomatique à saluer, les raccourcis historiques lus dans la presse de ce matin nécessitent une correction immédiate.
Le Sénégal, habitué des sommets de la Francophonie
Contrairement à ce qui est soutenu par certains titres, le Sénégal n’en est pas à son coup d’essai au sommet de cette organisation qui regroupe 57 parlements. L’histoire retient que plusieurs illustres fils du pays ont présidé aux destinées mondiales de l’APF :
- Feu Amadou Cissé Dia : Premier Sénégalais à diriger l’organisation (1982-1983).
- Feu Habib Thiam : Président de 1983 à 1984.
- Feu Daouda Sow : Il fut LE PRÉSIDENT mondial de 1984 à 1988, et non vice-président comme avancé par erreur aujourd’hui.
Une vice-présidence dans la continuité
Le poste de vice-président, auquel est pressenti El Malick Ndiaye (pour succéder symboliquement dans ce rôle à des figures comme Mamadou Seck ou Moustapha Niasse), est une étape stratégique. Cette désignation par la région Afrique devra être entérinée lors de la prochaine Assemblée Générale réunissant les quatre régions (Europe, Amérique, Afrique, Asie/Pacifique).
Il est essentiel de distinguer le Bureau de la région Afrique, qui dispose de sa propre structure, du Bureau Mondial qui fédère l’ensemble des continents. C’est au sein de cette instance suprême que le Sénégal s’apprête, une nouvelle fois, à faire entendre sa voix.
