Le dénouement est enfin arrivé. Après dix jours d’un bras de fer intense qui a lourdement impacté l’économie et la mobilité nationale, la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal a annoncé, ce vendredi, la levée de son mot d’ordre de grève. Cette décision fait suite à une série de concertations au plus haut sommet de l’État, marquant une victoire pour le dialogue social.
Dakar, Sénégal – La fumée blanche a fini par s’échapper des salons de la République. La paralysie du secteur des transports, qui durait depuis une dizaine de jours, prend officiellement fin après des négociations marathon menées entre les syndicalistes et les autorités étatiques.
L’audience décisive avec le Président Diomaye Faye
Le tournant de cette crise a eu lieu jeudi soir, lors d’une audience tardive accordée par le Président de la République à Alassane Ndoye, président de la Fédération. Cette rencontre, tenue en présence des ministres de l’Intérieur et des Transports terrestres, a permis de débloquer les points de friction les plus rigides. Le Secrétaire général du syndicat, Fallou Samb, a salué des « avancées significatives » permettant une reprise immédiate et progressive des activités.
Ce que les transporteurs ont obtenu
Le gouvernement a cédé sur plusieurs revendications jugées non négociables par les professionnels de la route :
- Rétablissement des voyages nocturnes : Les autorités ont donné des instructions fermes pour la reprise des déplacements de nuit, une mesure essentielle pour la fluidité du transport interurbain.
- Fin des tracasseries routières : Le nombre de postes de contrôle sera désormais strictement limité à trois sur les principaux corridors nationaux.
- Suivi à long terme : D’autres mesures structurelles ont été actées et seront mises en œuvre de manière progressive à moyen et long terme.
Soulagement pour les usagers
Après une période de fortes perturbations ayant paralysé le déplacement des biens et des personnes, cette normalisation est accueillie avec soulagement par la population. Ce dénouement confirme la volonté du nouveau régime de privilégier la concertation pour stabiliser les secteurs névralgiques de l’économie.
