Le vernis de l’unité a définitivement volé en éclats au sein de la formation présidentielle. Invité ce lundi 6 juillet 2026 sur le plateau de la TFM, Aldiouma Sow, responsable politique majeur de Pastef et figure de proue du camp pro-Diomaye, a acté une rupture radicale et sans doute irréversible avec le président du parti et Premier ministre, Ousmane Sonko.
Dans une charge d’une rare violence politique, l’actuel ministre-conseiller à la Présidence a ouvertement accusé le leader historique des « Patriotes » d’avoir berné ses troupes pendant ses années de braise dans l’opposition, en dissimulant sa véritable nature derrière un projet qui se voulait pourtant collectif.
🎭 1. « Sonko a caché son vrai visage » : L’accusation de tromperie
Pour Aldiouma Sow, l’accession aux plus hautes charges de l’État a agi comme un puissant révélateur sur la personnalité d’Ousmane Sonko. Tant qu’il était dans l’opposition, le leader du parti aurait maintenu l’illusion d’une dynamique horizontale.
Le constat cinglant d’Aldiouma Sow : « C’est une fois arrivé au pouvoir que le leader de Pastef a révélé une posture de « messianisme », une dérive totalement étrangère aux valeurs fondatrices du mouvement. »
Le fer de lance du camp pro-Diomaye estime que cette évolution s’apparente à une véritable tromperie vis-à-vis de la base militante. Les militants de la première heure s’étaient engagés pour une cause et un projet de rupture collectif, et non pour alimenter ou se soumettre au culte exclusif d’un chef.
❌ 2. « Il a donné raison à l’opposition » : L’impasse politique
Allant plus loin dans son analyse tactique, Aldiouma Sow soutient que cette dérive individualiste et autoritaire a enfermé le Premier ministre dans une impasse politique majeure.
Selon lui, en adoptant cette posture messianique une fois aux affaires, Ousmane Sonko a fini par conforter et légitimer, par ses propres actes, les arguments et les critiques que l’opposition formulait de longue date contre la formation au pouvoir. Un aveu d’échec retentissant qui fragilise la doctrine même du parti.
⚖️ 3. Un alignement total derrière Bassirou Diomaye Faye
Cette sortie médiatique au vitriol n’est pas un dérapage isolé, mais s’inscrit en droite ligne des positions défendues par Aldiouma Sow depuis de nombreuses semaines. Ce dernier affiche désormais un rapprochement totalement assumé avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, dont il défend la souveraineté institutionnelle face aux oukases de la direction de Pastef.
Alors que la fracture entre le palais de l’Avenue Roume (Présidence) et la Primature ne cesse de s’approfondir, cette prise de parole confirme que la guerre des clans est désormais déclarée à visage découvert. Elle préfigure l’accélération de la recomposition de l’appareil d’État, déjà marquée par des vagues de sanctions internes, des exclusions de plateformes et l’annonce de la création imminente d’une nouvelle formation politique présidentielle.
