La mort de l’étudiant Abdoulaye Ba continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Dans une déclaration forte et sans détour, Waly Diouf Bodiang a affirmé que le régime en place devait assumer pleinement la responsabilité de ce drame survenu dans un contexte d’intervention des forces de sécurité.

Selon lui, cette responsabilité est indissociable de l’exercice du pouvoir, qui impose à l’État l’obligation de garantir la sécurité de tous les citoyens, « a fortiori » lorsque les forces de police sont engagées sur le terrain. Tout en reconnaissant cette responsabilité politique et morale, Waly Diouf Bodiang a insisté sur la nécessité absolue de faire toute la lumière sur les circonstances de la mort de l’étudiant et d’appliquer la justice « dans toute sa rigueur ».

Au-delà de l’enquête judiciaire, l’ancien directeur général du Port autonome de Dakar appelle à une réflexion de fond afin que de tels événements ne se reproduisent plus dans l’espace universitaire. Il rappelle que l’université doit rester un sanctuaire du savoir, de la liberté et du débat, conformément aux engagements de rupture portés par les nouvelles autorités.

Waly Diouf Bodiang a enfin rendu hommage à la mémoire d’Abdoulaye Ba, tout en présentant ses condoléances attristées à la famille du défunt, à la communauté universitaire et à l’ensemble du peuple sénégalais.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PLUS D'ACTUALITÉS

REVUE DE PRESSE – Mardi 9 Décembre 2025

Économie : bras de fer autour des finances publiques Plusieurs journaux reviennent sur la tension entre l’État et certains acteurs économiques. Sécurité et Défense : grands mouvements au sommet La

DIC : les groupes WhatsApp « Nekh Nekh » et « No Limit » démantelés, un réseau de 500 membres spécialisé dans le chantage sexuel

Dakar, 10 mars 2026. La Direction des Investigations Criminelles (DIC) frappe fort. Les enquêteurs ont mis au jour et démantelé deux groupes WhatsApp aux contenus sordides, baptisés « Nekh Nekh

Guy Marius Sagna dénonce les privilèges d’État

« Les bulletins de vote des Sénégalais étaient aussi des bulletins pour l’abolition des privilèges aussi superflus qu’indus ». Cette déclaration du député Guy Marius Sagna résonne comme un rappel