Malgré la promulgation de la nouvelle réforme du Code électoral par le Président Bassirou Diomaye Faye, loi dont le caractère rétroactif pourrait légalement lui restituer ses fonctions, Barthélémy Dias a tranché. Invité sur la 7Tv, le leader du mouvement « Sénégal Biñu Bok » a opposé un refus catégorique à tout retour à la tête de la municipalité de Dakar ou à l’Assemblée nationale.

Ce que dit la loi : Un retour techniquement possible

Le débat a été ravivé ce week-end après la promulgation de la loi n°11/2026 modifiant le Code électoral, et plus particulièrement ses articles L29 et L30.

Selon les explications du juriste Dr Aldiouma Touré, cette réforme revêt un caractère « général et impersonnel » qui s’applique de fait à l’ancien maire. La justice ayant requalifié les accusations de meurtre pesant sur lui en homicide involontaire (ce qui constitue un délit et non un crime), Barthélémy Dias n’est pas sous le coup des restrictions du Code général des collectivités locales liées aux crimes ou aux détournements de deniers publics.

Pour l’écarter, l’État avait dû s’appuyer sur l’ancien article L29 du Code électoral. La nouvelle loi étant déclarée expressément rétroactive, plus rien ne s’opposait juridiquement à ce qu’il récupère ses mandats, aujourd’hui occupés par Abass Fall à la mairie.

🛑 « Ma dignité ne me le permet pas »

Pourtant, l’ancien édile de la capitale a choisi de clore définitivement le feuilleton politico-judiciaire, plaçant ses principes au-dessus des calculs politiciens :

« Si la loi est promulguée, ça ne me concerne pas. Si elle est rétroactive, je ne retournerai pas à la mairie de Dakar. Je ne retournerai pas à l’Assemblée nationale », a-t-il martelé avec fermeté.

Pour justifier sa posture, le leader de Sénégal Biñu Bok a évoqué une question d’honneur et de légitimité populaire :

« Ma dignité ne me le permet pas. Ce sont des votes qui m’avaient mené à la mairie de Dakar. J’y ai été défenestré de force, mais je n’userai pas de combines pour y retourner. Que la loi soit rétroactive ou pas. »

Par cette sortie, Barthélémy Dias refuse de s’engager dans une bataille de positionnement pour évincer l’actuelle équipe municipale, préférant s’en remettre à la sanction future des urnes plutôt qu’aux mécanismes de la rétroactivité des lois.

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